Allocution du Président
Mes chers collègues, Avant d’aborder l’ordre du jour, permettez-moi comme à l’accoutumée de commencer par un bref propos d’actualité et de cadrage. En ce qui concerne l’actualité, je souhaite revenir sur l’épisode neigeux que la Corse a connu la semaine dernière. Bien qu’il ait été annoncé, et « préparé » en quelque sorte par une vague de froid venue de l’Europe centrale, ce phénomène a surpris par son intensité, mais aussi par sa durée. Les spécialistes estiment en effet qu’il faut remonter à 1956 pour retrouver des précipitations aussi abondantes, et tenant au sol aussi longtemps. Bien que certains aient pu ressentir, sans doute à juste titre, une sensation d’isolement, je crois que notre île a plutôt bien géré ces intempéries : la viabilité du réseau routier, la fourniture d’énergie et la distribution des denrées de base ont subi le minimum de perturbation. Mais si les problèmes ont été limités, nous le devons avant tout à la mobilisation des services publics, et à la solidarité de la population. Deux valeurs centrales, qui ont fait une fois de plus la preuve de leur efficacité, j’ajouterai de leur solidité, alors qu’il est parfois de bon ton de les juger obsolètes ou en déclin. Aussi, je souhaite à travers vous, Monsieur le Président du Conseil exécutif, remercier au nom de l’Assemblée de Corse l’ensemble des agents des services publics qui ont travaillé sans relâche pendant cet épisode neigeux. J’adresse également nos plus vifs remerciements à toutes celles et à tous ceux qui ont su se mobiliser et venir en aide, dans le cadre de leur métier ou tout simplement par esprit de fraternité, aux personnes les plus vulnérables : notamment la population âgée des communes rurales, les exploitants agricoles, et les sans abris des centres urbains. Par leur action, ils ont honoré la société corse. Toujours au titre de l’actualité, je dois aborder à mon tour la question des effectifs enseignants dans l’Académie de Corse. Récemment, la chambre régionale des comptes a déploré le retard accumulé par notre île en matière de recherche et d’innovation. Le collectif Corte ’96 s’est inquiété des conséquences de l’échec scolaire et des sorties sans qualification en termes d’alimentation de la violence. Et certains d’entre nous ne manqueront pas de souligner, lors de la campagne des élections législatives, l’importance de l’enjeu éducatif dans le développement de la Corse. Dans un tel contexte, il est irresponsable, et je l’affirme avec solennité, de continuer à réduire le nombre des personnels enseignants dans l’Académie de Corse. L’application indistincte de la révision générale des politiques publiques ne saurait conduire à obérer de cette façon l’avenir de notre jeunesse, et la qualité de notre tissu économique et social. S’il y a bien des services publics où un moratoire se justifie, c’est en priorité dans l’Education nationale. A cet égard, je voudrais rappeler qu’au mois de juin, nous célèbrerons le tricentenaire de Jean-Jacques ROUSSEAU. Ce philosophe des Lumières, admirateur de la Corse au point de lui prédire, un jour, un destin hors du commun. Ce penseur humaniste qui affirme, dans son « contrat social », que l’homme est naturellement bon et que c’est le « désir de posséder, de dominer et de paraître », qui peut le corrompre en société. Cet écrivain universel qui, dans son « essai sur l’origine des langues », estimait que la mélodie et la chanson populaire, en mêlant la poésie et le chant pour exprimer les passions humaines, avaient formé le langage des hommes. Non seulement pour ces raisons Jean-Jacques ROUSSEAU m’est cher, mais il me semble également toujours d’actualité ! Je conclurai, enfin, avec quelques données de cadrage de l’ordre du jour. S’agissant, d’abord, des questions orales, j’ai tenu vendredi une réunion de travail avec les responsables de France 3/Via Stella à propos du sous-titrage bilingue de leur retransmission télévisée. France télévision est prête à assurer ce sous-titrage moyennant certaines conditions, et notamment : la transmission préalable des questions et des réponses, leur traduction par les services de la CTC, la nécessité pour les orateurs de s’en tenir au texte écrit. Dans l’optique d’une expérimentation à la séance de mars, j’ai demandé à être saisi d’une réponse écrite, et si vous en êtes d’accord, l’organisation d’une réunion de sensibilisation entre F3/Via Stella et les élus de notre Assemblée qui le souhaiteraient. S’agissant, ensuite, de l’ordre du jour, nous aborderons cet après-midi un premier débat sur la desserte maritime, qui consiste à faire un état des lieux du dispositif existant, mais aussi du contexte technique et juridique à intégrer; nous aurons ensuite, au mois de mars, à délibérer sur la configuration de la nouvelle délégation de service public, sachant qu’une séance spécifique sera consacrée à la desserte aérienne. Trois rapports nous ont été transmis en procédure d’urgence : deux projets de décret et la situation de la Falep ; il appartient aux commissions concernées de se réunir, cet après-midi et si elles n’avaient pas fini à 15 heures, dans le courant de cette session. Enfin, concernant l’agenda des commissions, je vous rappelle que la commission permanente se réunira vendredi 24 à 17 heures au titre de l’actualisation du règlement intérieur. La prochaine réunion de la Commission « Violence » aura lieu le 1er mars à Corte pour valider les contenus d’un rapport annuel d’étape qui vous sera soumis prochainement. La Commission des compétences législatives a prévue également une réunion au début mars, je crois qu’il en va de même pour la Commission de contrôle et il devrait en être ainsi pour la commission Tchernobyl dans le cadre du suivi de l’enquête épidémiologique. Quant aux Assises du Littoral, qui ont du être reportées à cause des intempéries, elles se dérouleront les vendredi 9 et samedi 10 mars. La densité d’un tel agenda rend encore plus nécessaire une programmation en amont des autres réunions. En commission permanente vendredi dernier, ce problème a de nouveau été abordé. Pour faciliter cette gestion, je vous rappelle que les séances de l’Assemblée et de ses commissions sont organisées sur la base de créneaux fixes et connus à l’avance. Je demande avec insistance aux responsables des agences et offices d’en faire de même et d’en rendre le secrétariat général destinataire. Enfin, j’attire l’attention des présidents de commission et de l’administration sur l’activation du système de visioconférence, qui doit aller de pair avec leur volonté de délocaliser une bonne moitié des réunions.




















Precisemu chì tutte ste rimarche ci sò state fatte da veru, ùn avemu inventatu nunda.

























Voici le programme de l’événement :







